Les États‑Unis n’ont pas manqué leurs grands débuts à domicile. Au SoFi Stadium de Los Angeles, l’équipe de Mauricio Pochettino a étrillé le Paraguay 4–1, lançant de la plus brillante des manières sa campagne de Coupe du monde 2026 devant un public en fusion. Dominateurs de bout en bout, les Américains ont livré une prestation offensive de haut niveau, emmenés par un Folarin Balogun étincelant et un Giovanni Reyna décisif en fin de rencontre.
Le match a tourné très vite à l’avantage de la sélection américaine. Dès la 7e minute, un centre venu de la gauche semait le trouble dans la surface paraguayenne : sous la pression, Damian Bobadilla déviait le ballon dans ses propres filets et offrait un but précoce aux co‑organisateurs. Ce coup du sort a permis aux États‑Unis de prendre le contrôle total de la partie, en installant leur pressing et leur jeu de possession dans le camp adverse.
Portés par un bloc compact et des transitions rapides, les Américains ont rapidement transformé cet avantage en démonstration. À la 31e minute, Folarin Balogun faisait parler sa vitesse de déplacement et son sang‑froid : parfaitement servi dans la surface, l’attaquant déclenchait une frappe croisée imparable pour le 2–0. Juste avant la pause, dans le temps additionnel, Balogun s’offrait même un doublé en concluant une nouvelle action collective parfaitement maîtrisée, portant le score à 3–0 et assommant définitivement un Paraguay dépassé.
Au retour des vestiaires, le rythme est légèrement retombé, les États‑Unis gérant davantage leur avance sans renoncer à attaquer. C’est pourtant le Paraguay qui allait réduire le score à la 73e minute : sur une rare incursion dangereuse, Maurício se retrouvait à la conclusion d’un mouvement rapide et trompait Turner pour le 3–1, sauvant l’honneur de son équipe. Ce but n’a cependant pas suffi à relancer réellement le suspense, tant la supériorité américaine restait nette dans le jeu et les occasions.
En fin de rencontre, les États‑Unis ont même remis un coup d’accélérateur pour clore la soirée en beauté. Dans le temps additionnel, Giovanni Reyna, très inspiré entre les lignes, était récompensé de ses efforts en inscrivant le quatrième but américain à la 90e+8, après un mouvement collectif parfaitement exécuté. Avec ce 4–1, la sélection américaine signe sa victoire la plus large dans un match de Coupe du monde moderne et frappe un grand coup d’entrée dans ce groupe D.
Les chiffres illustrent l’ampleur de la performance : plus de tirs, davantage de possession et une quasi‑absence de situations réellement dangereuses pour le Paraguay. Le pressing coordonné mis en place par Pochettino a constamment étouffé les sorties de balle adverses, permettant à Pulisic, Reyna et Balogun de se montrer régulièrement entre les lignes. À l’inverse, les Sud‑Américains, longtemps cantonnés à défendre bas, n’ont trouvé des espaces qu’en fin de match, lorsque le score était déjà largement acquis.
Avec ce succès, les États‑Unis prennent la tête du groupe D et envoient un message fort à leurs concurrents, confirmant leur ambition de jouer un rôle majeur dans « leur » Mondial. Le Paraguay, lui, devra vite se remobiliser pour rester en course pour la qualification, en espérant capitaliser sur la bonne réaction entrevue après la réduction du score. Pour les supporters américains, cette soirée restera comme un moment historique : celui d’une équipe qui, trente‑deux ans après sa dernière Coupe du monde à domicile, a enfin livré une prestation taillée pour les grandes ambitions.